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Cheminot Transport

Les automotrices Berliet des années 20, première partie.

Image d’illustration Revue Générale des chemins de fer et Tramways avril 1924 site Gallica Site gallica.bnf.fr/BnF

Sources Le génie Civil 27 janvier 1923 site Gallica Site gallica.bnf.fr/BnF, Revue Générale des chemins de fer et Tramways avril 1924 site Gallica Site gallica.bnf.fr/BnF Bulletin de la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale 1924. 1er et 2e semestre Cnum - Conservatoire numérique des Arts et Métiers - http://cnum.cnam.fr

 

Les automotrices Berliet des années 20

 

Au début des années 20 (1922/1923) un certain nombre de constructeurs se lançaient dans la construction d’automotrices à moteur à essence. Parmi eux, on peut citer, Renault, Scemia, de Dion Bouton, Crochat et Berliet. C’est de ce dernier constructeur dont je vais vous parler aujourd’hui en commençant par décrire  une automotrice à voie normale avant de traiter dans un futur sujet trois autres à voie métrique.

Déjà, à cette époque, Berliet était favorablement connu pour ses voitures et ses camions qu’il produisait depuis 1899. Au début des années 20, il avait entrepris de s’essayer au marché du ferroviaire en commençant par les locotracteurs (https://cheminot-transport.com/2021/07/les-locotracteurs-apres-la-premiere-guerre-mondiale-premiere-partie.html ) puis par les automotrices, appellation de l’époque qui correspond aux autorails d’aujourd’hui.

Automotrice ANA à voie normale

Revue Générale des chemins de fer et Tramways avril 1924 site Gallica Site gallica.bnf.fr/BnF

 

D’une longueur de  9,15 mètres, tampons compris, et d’une largeur de 2,7 mètres, l’automotrice ANA, qui pesait 11 tonnes à vide,  pouvait transporter 29 voyageurs assis.

Le moteur Berliet était un 4 cylindres de 5,3 litres de cylindrée (alésage 110, course 140) développant 40 chevaux à 1450 tours/mn. Le refroidissement pouvait se faire soit par un radiateur placé à l’avant soit installé sur le toit en fonction de l’utilisation que devait en faire l’exploitant.

La boîte de vitesses disposait de 4 rapports en marche avant  (10, 17, 30 et 45 km/h) et un en marche arrière. L’embrayage était à disques multiples.

Les essieux avaient un empattement de 4 mètres ; seul celui de l’avant était moteur. La transmission du mouvement se faisait par engrenages et par deux chaînes à rouleaux.

Le moteur était équipé d’un démarreur électrique avec une manivelle de secours en cas de défaillance de celui-ci.

Le système de freinage comportait deux dispositifs :

- un frein à vis et à sabots dont l’action s’exerçait sur les quatre roues,

- un frein à mâchoires agissant sur le mécanisme de transmission et commandé par un levier.

Lors des marches d’essai effectuées en juin 1922 entre Lyon et Saint-Genix- d’Aoste, l’automotrice Berliet avait pu remorquer un fourgon de 10 tonnes et transporter 28 voyageurs pour un poids total de 23 tonnes. La consommation s’était établie à 33 litres au 100 kilomètres.

Les vitesses atteintes sur ce parcours avaient été de 45 km/h en palier, 28 en rampe de 8mm/m et 21 km/h en rampe de 16 mm/m.

 

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RUETSCH 08/08/2021 22:33

clair, net ,précis et...intéressant !

DH cheminot retraité 08/08/2021 22:52

Merci beaucoup.